Archive for December 2010

Audiui, amavi, edidi: “J’ai trop peur”. Pour les parents dont l’enfant entre au collège (french junior high school)

December 26, 2010

Il n’y a aucune valeur ajoutée au présent message, si ce n’est celui de la médiation, de la préconisation tout-à-fait subjective. J’ai écouté, j’ai aimé, j’ai publié.

Ergo audiui, amavi,  edidi … la pièce radiophonique “J’ai trop peur” de David Lescot

Pour les parents dont l’enfant entre au collège (i.e. french junior high school).

URL pour écoute en streaming: emission-fictions-droles-de-drames-soiree-enfantines-j-ai-trop-peur-de-david-lescot-et-les-sales-his

ou (http://www.franceculture.com/emission-fictions-droles-de-drames-soiree-enfantines-j-ai-trop-peur-de-david-lescot-et-les-sales-his)

“Enregistré en public le 2 décembre 2010 au Quartz de Brest dans le cadre du festival Longueur d’ondes avec le soutien du CDDP du Finistère et en partenariat avec la SACD.

Synopsis= “Vous avez dix ans et demi. Vous allez entrer en sixième. Cette idée vous gâche complètement vos grandes vacances. Vous vous angoissez. Vous ne dormez plus. Vous ne mangez plus. Vous vous mettez à détester tout le monde. Vous avez peur. Trop peur. Mais vous allez l’apprendre assez vite : l’idée que vous vous faites de la sixième est totalement fausse. La sixième, c’est pire, bien pire, infiniment pire que tout ce que vous pouvez imaginer. Alors bon courage, parce que les vacances défilent rapidement, trop rapidement, et qu’à la fin de l’été commencera pour vous la plus redoutable, la plus effroyable des épreuves.”

“Né en 1971, David Lescot est auteur, metteur en scène et musicien. Son écriture, comme son travail scénique, cherche à mêler au théâtre des formes non-dramatiques, en particulier la musique.”

(source France culture, intelligent speech radio broadcasting in french language)

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Intéressante nouvelle pour tout parent d’un enfant né après 1993.

December 14, 2010

Intéressante nouvelle pour tout parent d’un enfant né après 1993.

On apprend d’une étude récente de la British Library que:
1- cet enfant appartient à la Google génération
2- il est plus compétent que les générations précédentes dans les nouvelles technologies
3- il a beaucoup d’attentes vis à vis des nouvelles technologies
4- il préfère les systèmes interactifs à la consommation passive de l’info
5- il préfère les infos visuelles aux infos textuelles
6- il est tolérant quant aux temps de réponse des systèmes d’information
7- il a besoin d’être connecté en permanence au web (mais les plus vieux aussi)
8- il use beaucoup du “copier – coller”
9- il n’apprend pas le maniement de l’informatique uniquement par essai/ erreur, il a autant besoin que ses aînés d’un manuel
10- il n’a pas de préférence exclusive pour une information brève et résumée, il apprécie aussi de travailler avec le texte intégral
11- il ne sait pas, spontanément, chercher de l’info sur le web car il n’est pas conscient de la structure interne d’internet et de ses mécanismes propres
12- il donne du crédit à l’information communiquée par son professeur, ses livres, ses parents, comme à celle communiquée par ses pairs

Les attributs 6, 9, 10, 11, 12 sont encourageants et contredisent certains mythes.

Les attributs 10 et 11 méritent probablement une attention marquée des parents et pédagogues.

What is “Web 1.0, 2.0 and 3.0”?, my son asks me. French version. Serious style. Business school oriented.

December 14, 2010

Web 1.0, 2.0 and 3.0

Web 1.0: le site internet est édité par une entreprise (en général) en tant que vitrine institutionnelle. Son contenu varie peu. Il est écrit en HTML (pages fixes ou pages générées à la volée par un automate logiciel de type Microsoft CGI, ASP, PHP présent sur le serveur web) et ne comporte pas, à l’intérieur même des pages, de séquences multimédia (sauf des images fixes). Les internautes n’interagissent pas ou peu avec le site web. Ils se contentent de lire le contenu des pages et de naviguer entre elles grâce à l’hypertexte (cf article “Difference between Internet and Web” pour définition).

Web 2.0: le site internet peut désormais être produit par un particulier grâce à un logiciel de gestion de contenu (p.ex. WordPress CMS; CMS = “content management system”) facile à utiliser et mis à disposition par le fournisseur. C’est le cas du site internet dit “web log” ou “blog” (apocope). Autre caractéristique: les internautes sont appelés à réagir au contenu produit par le producteur du blog. Cela crée de l’interactivité et encourage la production d’un contenu dit “collaboratif” (créé à plusieurs). Les entreprises exploitent, elles, cette interactivité pour vendre des produits en ligne (e-commerce) tout en laissant la parole à l’acheteur pour évaluer en direct lesdits produits. Naissance par ce biais du principe commercial modélisé dans “The Long Tail” (c’est le titre d’un article de Chris Anderson en 2004 dans la revue Wired): des entreprises vendent de très nombreux produits chacun en petite quantité. Le contenu multimedia (son, video, etc.) devient courant dans le site web 2.0 grâce au streaming. Une forme plus structurée du blog survient également: le réseau social (Facebook, etc.). L’ “effet de réseau” (mécanisme d’externalité positive économique qui prévoit que l’utilité d’un bien pour un agent dépend du nombre des autres utilisateurs) devient de plus en plus présent dans le domaine de l’information. C’est désormais l’information qui constitue la valeur ajoutée: un “potin” (buzz) génère une forte audience, les relations interpersonnelles au sein d’un réseau social draînent également des visiteurs. L’audience ainsi générée permet de vendre d’autres informations ou biens. Le data mining prend toute son importance pour le business, puisque les réseaux sociaux, voire la fréquentation de Google, impliquent la traçabilité des échanges qui rendent possible le profilage. Le côté très positif du web 2.0 est la naissance d’une médiation ou d’une collaboration qui permet à chacun (à condition de détenir la méthode de découverte et d’apprentissage spécifique au web) d’accéder au savoir, à la connaissance, pas à pas, à son rythme.

web 3.0 (work in progress): le data mining s’amplifie grâce à la traçabilité des déplacements de l’internaute. En déplacement, celui-ci utilise une “tablette” ou smartphone connectée en permanence au web. L’environnement physique (immeubles, meubles, personnes, etc.) devient “riche de sens”. L’utilisateur est alerté si l’un de ses amis de Facebook est à proximité. On lui présente (sur son Ipad p.ex.) les caractéristiques de l’appartement “libre” devant lequel il passe si l’appartement correspond aux critères de recherche préalablement déclarés. C’est le concept de “réalité augmentée”. Le data mining permet également aux entreprises ou aux gouvernements de mieux “prédire” des tendances (p.ex. survenance d’une épidémie de grippe, succès d’un film nouvellement sorti au box-office, résultat d’une élection, etc.). Les données de référence (cartographie des villes, autres données non personnelles, etc.) permettant d’alimenter les programmes de prédiction sont libres et partageables. Les terminaux des utilisateurs ne comportent désormais aucun logiciel (hors le système d’exploitation et un ensemble de petits programmes d’accès au “web 3.0”). Toutes les applications sont accessibles en ligne (à la maison comme lors des déplacements) -> “cloud computing”. C’est la fin (ou presque) du disque dur pour stocker ses données. On annonce en 2014 des imprimantes 3D à la maison pour 400 euros (ou des imprimentes 3D plus performantes mises à disposition dans des “copy services”): elles seront capables de fabriquer des pièces (en plastique pour l’instant) que l’on aura commandées sur un site d’ecommerce ou bien dont on aura téléchargé gratuitement le programme de fabrication open source -> “fab labs”. Les relations “machine to machine” entrent dans le quotidien de chacun: p.ex. robot de monitoring médical à la maison permettant la téléconsultation. Les films comme la musique sont livrés sur demande (grâce au débit de la fibre optique ou des réseaux mobiles LTE: long term évolution). L’organisation de nombreuses professions s’en trouve modifiée: médecins, commerçants, prestations intellectuelles, éditeurs de contenu, etc.

(source Wikipedia)

What is “Open source”?, my son asks me. French version. Serious style. Business school oriented.

December 14, 2010

Open source:

Un programme informatique (ou logiciel) est en général proposé au public sous la forme d’un programme “exécutable”, c’est-à-dire un programme dit “binaire” (avec des 0 et des 1 exclusivement) que peut exécuter un microprocesseur (celui de la carte-mère du PC p.ex). Or ce programme a été créé (“compilé”) à partir d’un autre programme écrit lui dans un langage de programmation (p.ex. Java, C, C++) compréhensible par l’homme (au moins par les informaticiens). Ce programme originaire s’appelle le “code source”. Il a beaucoup de valeur car sa connaissance permet de s’approprier les algorithmes du programme pour s’en inspirer (afin de construire un nouveau programme p.ex.) ou pour adapter le programme (lui ajouter de nouvelles fonctions, rectifier des erreurs, augmenter sa performance, etc.).

Dans le cas d’un logiciel “commercial”, l’éditeur (l’entreprise qui a développé le programme et détient le code-source) vend une licence d’usage du logiciel à l’acheteur. Cette licence s’accompagne d’un CD (ou d’un fichier) contenant le programme exécutable. En aucun cas, l’acheteur ne peut avoir accès au code source. Celui-ci constitue le patrimoine exclusif de l’éditeur. L’acheteur ne peut pas redistribuer (après copie) le programme “commercial” ni gratuitement, ni à titre payant.

Dans le cas d’un logiciel “open source”, l’éditeur ou le groupe de “développeurs” (les informaticiens qui ont écrit le code source) donne la possibilité à l’utilisateur du logiciel de disposer librement du code source (pour ajouter au programme de nouvelles fonctions, rectifier des erreurs, augmenter sa performance, etc.). L’utilisateur dispose également d’une licence d’usage à titre gratuit du logiciel “open source”. Il peut le redistribuer à sa guise mais gratuitement. Si l’utilisateur crée son propre programme à partir du logiciel “open-source”, il s’engage également à le distribuer gratuitement en y adjoignant le code-source modifié.

A noter: le développement d’un logiciel open source n’est pas gratuit. Si je veux développer un tel logiciel, il faut que j’y passe du temps ou que je paye un développeur. Le développement de logiciels open source constitue un segment du marché de l’ingénierie informatique. (Cf p. ex. la société Linagora, société de services en logiciels libres ou SSLL)

(source Wikipedia)

What is “Free software”?, my son asks me. French version. Serious style. Business school oriented.

December 14, 2010

Free software:

Le programme exécutable (cf. article “Open source” pour définition) est fourni gratuitement à l’utilisateur. Le code source n’est cependant pas livré à l’utilisateur. Il arrive que la gratuité ait un prix: l’éditeur donne son programme contre la fourniture de données personnelles: contact de l’utilisateur, infos sur l”utilisateur, etc.

Le programme gratuit peut contenir un sous-programme “espion” qui adresse régulièrement à l’éditeur, avec ou sans l’accord de l’utilisateur (c’est illégal dans ce dernier cas), des données personnelles au sujet de l’utilisateur (fréquentation de sites web comerciaux, produits achetés, etc.). L’objectif est la mémorisation du profil “commercial” de l’utilisateur à des fins de marketing (data mining for business).

(source Wikipedia)

What is “Difference between Internet and Web”?, my son asks me. French version. Serious style. Business school oriented.

December 14, 2010

Difference between Internet and Web

Internet est seulement un système technique: c’est un réseau de “noeuds” reliés entre eux. Les noeuds sont soit des serveurs, soit des terminaux (PC, smartphone, etc.), soit des routeurs (qui acheminent les paquets d’information au sein du réseau selon un algorithme de routage). Internet est une réseau support qui encapsule TOUTE forme d’information et la véhicule grâce à son propre protocole IP (“IP” = internet protocol). Chaque noeud est désigné par son adresse IP. P.ex. le serveur web “www.myfamily.com” correspond à l’adresse IP 203.116.33.45. Le terminal (PC, IPad, etc.) qui cherche à accéder au serveur “www.myfamily.com” doit d’abord obtenir l’adresse IP de ce serveur en questionnant un serveur DNS (Domain name server), en général celui de son fournisseur d’accès internet. Ensuite, le terminal ouvre une liaison conforme au protocole IP avec l’adresse IP du serveur web. Etant donné la pénurie d’adresses IP V4 (32 bits ou 4 octets), une migration vers des adresses IP V6 (128 bits ou 16 octets: p.ex. 2001:0db8:85a3:0000:0000:8a2e:0370:7334) est en cours. Pour les non informaticiens: un octet correspond à 8 bits. Un octet s’écrit soit en base 10 (de 0 à 255), soit en base 16, dite hexadécimale (de 00 à ff). “f” hexadécimal correspond à “15” décimal.

Le web est une application (un ensemble logiciel) qui est supportée par le réseau internet. Ce n’est pas, loin de là, la seule application supportée par le réseau internet (il existe p.ex. l’application de messagerie dite SMTP). Le web est caractérisé par le protocole qui sert “au dessus” d’IP à véhiculer l’information entre un serveur et un terminal: HTTP. Hyper Text Transfer Protocol. Hypertext correspond à la capacité, en cliquant sur un mot (ou une image) d’une page, d’aboutir à une autre page qui s’affiche alors à l’écran. Le mot d’origine (sur lequel l’on clique) est dit “lié” à l’adresse de la page vers laquelle il renvoie. -> “lien” ou URL (uniform resource locator). Il y a principalement deux logiciels pour former l’application web: le logiciel du serveur (dit “serveur web”) et le logiciel du terminal (dit “navigateur ou client web”). L’utilisateur sélectionne l’adresse de la page qu’il veut afficher (p.ex. http://www.myfamily.com). Le serveur lui renvoie, au travers du réseau internet, le fichier correspondant à la page en question (p.ex. index.html). Ce fichier réside sur un disque dur (ou une baie de stockage) rattaché au serveur. Le fichier “index.html” reçu par le navigateur web s’affiche alors à l’écran après avoir été “interprété”. Le contenu du fichier “index.html” est “formaté” selon le langage HTML (hypertext markup langage; markup = balise). Le langage HTML ne suffit plus aujourd’hui pour incorporer à la page web du contenu multimédia avancé (clip video, musique, animation, etc.). Les développeurs ont donc souvent recours à un langage complémentaire (en fait il s’agit d’un environnement de développement): Adobe Flash. C’est par ce moyen très efficace qu’est présenté, p.ex., un clip Youtube au sein d’une page HTML. La future version (5) du langage HTML intégrera la capacité à gérer du contenu multimedia avancé.

(source Wikipedia)

What is “Cloud computing”?, my son asks me. French version. Serious style. Business school oriented.

December 14, 2010

Cloud computing

En français « informatique dans le nuage ».

Traditionnellement une application informatique est soit monoposte (l’ensemble des programmes et des données est sur le PC p.ex.), soit « client-serveur à 2 niveaux» (les données voire quelques programmes sont sur le serveur, l’essentiel des programmes reste sur le PC), soit, de plus en plus fréquemment « full web » (ou 3 – tier »; tier = niveau) . Ce dernier modèle (le « full web ») est basé sur trois serveurs. L’un contient les données (base de données), l’autre les programmes (les algorithmes de traitement des données), le dernier est chargé de formater les pages permettant à un terminal (PC, tablet PC, etc.) de piloter le programme (p.ex. dans Google.fr, saisir des mots clés et lancer la recherche) et de recevoir le résultat des traitements (p.ex. la liste des résultats issus de la recherche dans Google.fr). Ce dernier serveur s’appelle un « serveur d’application ». Dans ce modèle “full web”, le terminal dispose seulement d’un navigateur internet. Les données, les programmes, les pages à afficher sont sur des serveurs qui peuvent être très éloignés du terminal.

C’est ce modèle « 3 – tier » qui a donné naissance au Cloud computing. L’utilisateur ou l’entreprise utilisatrice n’a plus besoin d’acheter des serveurs, des licences de logiciels, des disques durs (stockage des données), des logiciels de sauvegarde, des logiciels de gestion de bases de données, des salles informatiques climatisées, etc. L’entreprise utilisatrice n’a plus besoin d’embaucher des informaticiens pour exploiter les serveurs puisqu’elle n’en a plus dans ses locaux. En revanche, l’entreprise utilisatrice doit « louer » l’application informatique (p.ex. un logiciel de gestion de la relation avec la clientèle ou CRM) à un fournisseur. C’est un peu comme un abonnement téléphonique ou internet que l’on paye tous les mois à un opérateur contre la fourniture d’un service, d’une prestation (“service” en anglais = prestation). La liaison entre les terminaux (PC, tablettes, etc.) de l’entreprise et l’application du fournisseur s’effectue en général via internet (fixe ou mobile), réseau dont l’accès est peu coûteux en général. Internet a été un catalyseur essentiel pour l’avènement du Cloud computing. On a assisté également à la naissance des “datacenters”. Ce sont des salles informatiques géantes qui permettent à un fournisseur d’applications et/ou de serveurs accessibles en mode « location » (c’est-à-dire en mode “Cloud computing”), de regrouper un grand nombre de serveurs (et de baie de stockage) afin de faire des économies d’échelle sur la climatisation, le personnel d’exploitation, l’électricité, les réseaux d’accès.

Les applications conformes au modèle du cloud computing sont commercialisées sous l’appellation SaaS (software as a service). L’entreprise paye selon l’usage de application (en fonction du nombre d’utilisateurs), chaque mois, un loyer au fournisseur. Un contrat de service est passé entre l’entreprise et le fournisseur qui établit le niveau de service auquel s’engage le fournisseur: temps de réponse de l’application, disponibilité de l’application (24h/24, heures ouvrées seulement, etc.), durée maximum d’indisponibilité, mode d’accès des utilisateurs au centre d’assistance, etc. Plus le niveau de service est élevé, plus le loyer est élevé. La technologie de la “virtualisation de serveurs” a permis de partager un même serveur physique entre plusieurs clients, ce qui a conduit à réduire le prix global de location de l’application (usage de l’application+ serveur + stockage + frais d’exploitation du serveur).

(source Wikipedia)